Tsahal au coeur d'Israël. Histoire et sociologie d'une cohésion entre armée et nation (à paraître)

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Au début du XXe siècle, des groupes de colons juifs, imprégnés par l’idéal sioniste, créèrent les premières milices d’autodéfense. Lors du déclenchement de la guerre entre Juifs et Arabes en 1948, ces milices devinrent une véritable armée conventionnelle : Tsahal, acronyme pour « Armée de Défense d’Israël ». C’est en profitant de l’expérience militaire de ces colons que les fondateurs de l’État hébreu assurèrent la survie puis les victoires d’Israël, malgré l’hostilité de ses voisins arabes.

Depuis lors, Israël s’est appuyé sur son armée pour fédérer et fusionner des populations juives disparates, intégrant très tôt des femmes et même des musulmans, et dédiant des secteurs économiques entiers au domaine militaire. L’État hébreu a ainsi placé Tsahal au cœur de la nation.

Mais après le temps des victoires sur les pays arabes, l’armée israélienne est désormais confrontée au doute. Ses méthodes envers les Palestiniens sont dénoncées, sa stratégie contre le Hezbollah libanais a échoué, les défaillances tactiques sont fréquentes, et les nouvelles générations rechignent à faire leur service militaire et leurs périodes de réserve. À terme, c’est tout le lien entre l’armée et la nation qui pourrait être menacé ; à moins d’un sursaut…

Les auteurs

Charlotte Desmarest et Benjamin Fever sont tous deux saint-cyriens, officiers de l’armée de terre et diplômés de relations internationales. Après un temps d’études en Israël, ils présentent le bilan de leurs recherches de terrain.

Olivier Hanne est maître de conférences (qualifié), docteur et agrégé d’Histoire, spécialiste de l’histoire et de la géopolitique du Moyen-Orient. Auteur d’une trentaine d’ouvrages, il est chercheur-associé à l’université d’Aix-Marseille.

 

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